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Une journaliste américaine au cœur de la guerre d’Algérie Marvine Howe

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02082017

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Une journaliste américaine au cœur de la guerre d’Algérie Marvine Howe




1956 est une année charnière pour les colonies françaises du Maghreb. En effet, suite aux accords de la Celle-Saint-Cloud, le Maroc accède le 12 mars de cette année à son indépendance, suivi, le 20 mars, de la Tunisie. Mais aux frontières de ces deux pays, la guerre d’Algérie gronde toujours.

Le pouvoir colonial français qui pense pouvoir tuer la révolte algérienne dans l’œuf se trompe lourdement sur la volonté du peuple algérien de se libérer des chaînes de l’oppression.
Alors que le monde se réveille chaque jour sur des nouvelles peu réjouissantes provenant d’une Algérie à feu et à sang, les membres du FLN multiplient les actions pour internationaliser la cause algérienne. C’est le cas, notamment de M’Hamed Yazid. Nommé représentant du FLN aux Etats-Unis en 1955, il participe aux sessions de l’ONU et parvient à inscrire la question algérienne à l’ordre du jour. Il parvient aussi à sensibiliser la presse locale qui va dès lors jouer un grand rôle dans la médiatisation du combat du peuple algérien pour sa liberté. Une journaliste, plus particulièrement y sera très sensible : Marvine Howe, reporter de guerre.

Débuts dans le journalisme
Née à Shanghai en Chine, où son père est enseignant de chimie, sa famille est contrainte de quitter ce pays en raison de l’incursion japonaise et de la montée du communisme. Vivant à Philadelphie où son père trouve un poste dans un laboratoire, la jeune fille n’a qu’un seul rêve : devenir reporter de guerre. Elle poursuit donc ses études de journalisme à l’Université Rutgers et, après l’obtention de son diplôme, elle est admise à l’Ecole de Columbia pour des études sur l’Extrême-Orient.
C’est à Paris qu’elle débute sa carrière professionnelle comme pigiste au sein de l’International Herald Tribune qui deviendra New York Times. Mais ne maîtrisant pas très bien la langue française, elle décide se perfectionner en devenant « fille au pair » au sein d’une famille militaire française séjournant au Maroc. Pour la jeune journaliste, cette période qui coïncide avec le début des mouvements d’indépendance des pays d’Afrique du nord va lui permettre de se lancer de plain-pied dans le reportage de guerre. Autre avantage qui va servir sa carrière et lui donner de grandes opportunités de couvertures sur le terrain : elle est la seule journaliste américaine se trouvant à Fès, cela lui permet de travailler comme pigiste avec plusieurs médias, notamment avec The Middle East Journal et à la British Broadcasting Corporation, entre autres. Toutefois, malgré toute son ambition, la jeune journaliste se sent perdue, désorientée. « Je ne connaissais rien à l’Afrique. Mais je savais qu’à cette époque, il y avait des velléités de remise en question du colonialisme. Paris Match est venu m’interviewer après la guerre du Rif. J’ai enseigné au lycée de Fès, où j’ai appris à mieux connaître les Marocains. Je ne pouvais quitter, d’autant qu’à Radio Maroc sous protectorat, on voulait donner un cadeau aux Américains (qui avaient déjà des bases dans ces contrées) en m’offrant un poste de journaliste jusqu’à l’indépendance en 1956 », raconte-elle.

Témoigner de la guerre d’Algérie
Alors que le Maroc puis la Tunisie accèdent à l’indépendance en mars 1956, l’Algérie est encore colonisée par la France. Marvine Howe alors veut partir en Algérie pour rendre compte de ce qui s’y passe. « Si le New York Times et les autres considéraient que les filles ne pouvaient aspirer à être reporters de guerre, ce n’était pas le cas de CBS, ravi de me voir son correspondant en Algérie, où la guerre battait son plein. Je ne pouvais laisser passer cette opportunité. Mais à Alger je n’étais pas la bienvenue ! J’arrive dans la capitale algérienne en 1956. J’ai dû louer une chambre à Saint-Eugène. Le photographe algérien Djamel Chanderli, qui travaillait pour Time Life m’avait influencée et surtout aidée. Son frère était représentant du FLN à l’ONU. Il m’a facilité les choses. J’ai vécu à Saint-Eugène pendant une année, où la police ne cessait de me harceler. Pendant cette période, j’ai connu le grand nationaliste Abderrahmane Kiouane juste avant son départ pour le Caire. Il était adjoint au maire d’Alger avant d’être emprisonné. Abderrahmane a complété mes connaissances sur les objectifs de la Révolution, que Aït Ahmed et M’hamed Yazid m’avaient déjà donnés à New York », confie-t-elle encore.

Les embûches des autorités coloniales
Voyant l’arrivée en Algérie de cette journaliste d’un très mauvais œil, les autorités coloniales n’hésitent pas à dresser toutes sortes d’embûches sur son chemin pour l’empêcher de mener à bien sa mission. Elle parvient tout de même à sillonner l’Oranie et la Kabylie car, dit-elle, « dans sa propre philosophie de la couverture de la guerre, la connaissance du pays des hostilités est primordiale ». Elle revient à Alger où, ajoute-t-elle « on se sentait en sécurité ».
Alors que les autorités coloniales lui refusent l’accréditation militaire et la carte de séjour, elle n’en demeure pas moins très active sur le terrain, multipliant les contacts avant son expulsion. Elle rencontre plusieurs personnalités dont Pouillon, Lacouture, Chevalier, Jean Daniel… « Mon boss, Thomas Brady, chef du New York Times en Afrique du Nord était basé à Tunis avec le GPRA. C’était le seul journaliste qui était à bord de l’avion arraisonné en 1956 avec les cinq leaders algériens », se souvient-elle.

Séjour dans les Aurès
Recevant son dernier ordre d’expulsion en septembre 1956, elle met avant cela, tout en place pour se rendre dans les Aurès « et y rapporter des informations ». Accompagnée de Deviaris, « un monarchiste français, proche du FLN », elle arrive enfin à Batna. « J’avais une recommandation de l’avocat de Mostefa Ben Boulaïd, maître Ali Mallemi. Il m’avait proposé une mission similaire à celle de Germaine Tillion, en tant que témoin d’une éventuelle entrevue entre les deux camps. Ben Boulaïd avait donné son accord pour une rencontre entre lui et Lucien Paye, directeur général des affaires politiques au Gouvernement général proche de Soustelle. Le FLN voulait un témoin et c’était moi, car j’étais la seule étrangère « neutre ». Je me suis dit je n’ai rien à perdre, puisque je vais être bientôt expulsée ».

Rencontre avec la famille de Ben Boulaïd
C’est dans ce contexte qu’Ali Mallem présente Marvine Howe à la famille Ben Boulaïd qui la prend très vite en sympathie. « Quand je suis arrivée la première fois, la femme, la mère, Omar et tous les autres me regardaient stupéfaits. Pourquoi ? Parce que je ressemblais aux sœurs de Mostefa. Ce fait a créé un lien de confiance. En attendant la rencontre fatale, j’étais une touriste dans cette magnifique région des Aurès. Il m’arrivait même de conforter mes connaissances en lisant l’histoire de l’Afrique du Nord de Claude André Julien », se remémore-t-elle et d’ajouter : « Rassurée par la prolongation de mon séjour émanant de la police, j’attendais avec impatience, jusqu’au jour où le couvre-feu fut instauré à la fin du mois d’octobre 1956. Je ne pouvais plus bouger. Maître Mallem me suggère de m’exfiltrer vers la Tunisie par le maquis ». Mais cette exfiltration coïncide avec le détournement, le 22 octobre 1956, de l’avion qui transportait de Rabat à Tunis cinq dirigeants du FLN, en l’occurrence Ben Bella, Khider, Lacheraf, Boudiaf et Aït Ahmed. « Je devais couvrir cet événement alors qu’on m’informait que Mostefa n’était plus de ce monde, victime d’un poste radio piégé. Au cours de l’année 1957, je suis repartie. Mais malgré cette courte période, j’ai beaucoup appris sur l’Algérie », raconte-elle encore.
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